Dans le cadre des opérations préalables aux travaux de la ligne 4, la Métropole Nice Côte d’Azur réalise des diagnostics archéologiques règlementaires de mi-avril à mi-juillet sur les communes de Saint-Laurent-du-Var et Cagnes-sur-Mer de la route des Vespins à l’avenue de Nice.
Certaines fouilles vont engendrer la mise en place d’un alternat par feux avec un risque d’attente, les itinéraires alternatifs tels que l’A8 ou la route du bord de mer sont à privilégier.
Des diagnostics archéologiques ont été prescrits par la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC PACA, service régional de l’Archéologie) pour le projet de la ligne 4 avec la prise d’un arrêté du préfet de Région pour des reconnaissances ciblées de la surface d’aménagement de la ligne 4. Ces diagnostics se traduisent par une soixantaine de sondages réalisés à la pelle mécanique sous la surveillance et l’instruction des archéologues du service d’Archéologie Nice Côte d’Azur. Ces fouilles mesurent 16 m x 2 m pour 2 à 2,5 m de profondeur. L’archéologie préventive est un mode de recherche archéologique mis en œuvre lorsque des travaux d’aménagement menacent de détruire des vestiges.
La soixantaine de fouilles sera réalisée en 2 temps, les 34 premières, depuis Saint-Laurent-du-Var – Les Paluds jusqu’à La Cagne – Avenue de Nice, seront exécutées du 11 avril au 15 juillet 2022.
À Cagnes-sur-Mer, 25 fouilles seront implantées sur l’avenue de Nice, depuis le pont de La Cagne jusqu’à la limite communale côté Est, et 9 sur la route des Vespins à Saint-Laurent-du-Var.
La réalisation d’une fouille correspond à 8 jours de travail avec une gêne potentielle par alternat engendrant des risques d’attente aux heures de pointe. L’implantation de ces fouilles est consultable sur cette carte ou en téléchargement (pdf).
Pour toutes informations complémentaires, merci d’adresser vos questions à : tramway.contact.ligne4@nicecotedazur.org
Pourquoi des diagnostics archéologiques ?
En amont de grands travaux d’aménagement ou lorsqu’un permis de construire est déposé, le préfet de Région avec le service régional de l’Archéologie peut ordonner un diagnostic archéologique. L’objectif est de vérifier si le terrain recèle des traces d’anciennes occupations humaines susceptibles d’être détruites. Des sondages sont alors effectués par un organisme habilité, sur 5 à 10 % de la surface des terrains concernés par le projet. La méthodologie employée permet de détecter, caractériser, circonscrire et dater les éventuels vestiges archéologiques présents dans le sous-sol. À l’issue de cette intervention sur site, les archéologues remettent un rapport de diagnostic aux services de l’État (DRAC/service régional de l’Archéologie). Sur la base de ces conclusions, soit l’aménageur est autorisé à entreprendre immédiatement ses travaux, soit une fouille préalable est prescrite. Chaque année, moins de 8 % des projets d’aménagement font l’objet d’un diagnostic archéologique

